Les cardiologues soulignent que la durée du sommeil a un impact sur le taux de cholestérol dans le sang, tout comme l’alimentation ou la génétique. Pourtant, ce facteur est souvent sous-estimé.
La nuit, le corps ne se contente pas de se reposer. Il traite aussi les graisses présentes dans le sang. Selon le Dr Nivee Amin, cardiologue, « Notre corps métabolise le cholestérol la nuit. C’est pourquoi les médicaments contre le cholestérol sont souvent prescrits au coucher. » Si le sommeil est trop court ou de mauvaise qualité, le mauvais cholestérol tend à augmenter. Il est donc important de connaître la durée idéale pour un sommeil réparateur.
Pourquoi le sommeil influence-t-il le cholestérol ?
Le cholestérol LDL, souvent appelé « mauvais cholestérol », dépose des graisses sur les artères, tandis que le HDL, le « bon cholestérol », agit comme un nettoyeur. Lorsque les nuits sont trop courtes, cet équilibre fragile se dérègle. L’organisme assimile moins bien les graisses et les sucres, le métabolisme devient moins efficace, et le LDL a tendance à augmenter.
Le Dr Nivee Amin précise que « dormir suffisamment procure l’énergie nécessaire pour maintenir un mode de vie sain et faire de bons choix alimentaires lors des repas. »
Des études montrent qu’en dormant moins de 6 heures par nuit, le cholestérol total et les triglycérides augmentent, tandis que le HDL, le « bon cholestérol », diminue. À l’inverse, dormir régulièrement entre 7 et 8 heures permet de maintenir un profil lipidique plus équilibré.
Quelle est la durée idéale de sommeil pour un cholestérol sain ?
Les recherches menées par la Cleveland Clinic, l’American Heart Association et d’autres organismes convergent vers une fourchette de 7 à 9 heures de sommeil par nuit. Selon eux, cette durée limite le risque cardiovasculaire et favorise un profil lipidique stable.
Une étude japonaise a également montré que dormir moins de cinq heures ou plus de huit heures était associé à des niveaux plus élevés de cholestérol LDL.
En France, Santé publique France a estimé qu’en 2017, la moyenne de sommeil des adultes en semaine était de 6 heures 42, et de 7 heures 26 le week-end, en dessous du seuil recommandé. Par ailleurs, une étude de l’INSERM et de la Fondation Recherche Cardio-Vasculaire indique qu’un sommeil régulier de 7 à 8 heures réduit de 63 % le risque de maladies cardiovasculaires.






