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Dépression : un signe avant-coureur des maladies neurodégénératives

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La dépression, un signe précurseur de maladies neurodégénératives

La dépression ne se limite pas à un trouble de l’humeur. Selon une grande étude, elle pourrait aussi être un signal avant-coureur de troubles cérébraux graves, notamment la maladie de Parkinson et la démence à corps de Lewy, la maladie dont souffrait Catherine Laborde.

Une étude danoise révèle une corrélation

Des chercheurs de l’Université d’Aarhus, au Danemark, ont examiné les dossiers de plus de 17 000 personnes atteintes de Parkinson ou de démence à corps de Lewy. Ils ont comparé ces données à celles de patients du même âge souffrant d’autres maladies chroniques comme l’arthrite ou des problèmes rénaux. Les résultats montrent que la dépression apparaissait plus fréquemment et plus tôt chez ceux qui développaient Parkinson ou cette forme de démence que chez les autres patients.

Un pic de dépression trois ans avant le diagnostic

Ce qui est particulièrement notable, c’est que la dépression ne semble pas simplement résulter du vécu d’une maladie chronique. Chez les patients atteints d’arthrite ou d’ostéoporose, par exemple, aucune augmentation significative des symptômes dépressifs n’a été observée avant le diagnostic.

Cela laisse penser que la dépression pourrait être un signe de changements profonds dans le cerveau, avant même l’apparition des symptômes moteurs classiques de Parkinson, comme les tremblements ou la lenteur des mouvements. Les chercheurs ont constaté que le risque de dépression augmentait progressivement dans les années précédant le diagnostic, atteignant un pic environ trois ans avant la détection de la maladie.

Une dépression persistante malgré le traitement

Après le diagnostic, les personnes atteintes de Parkinson ou de démence à corps de Lewy continuaient à présenter des taux de dépression plus élevés que celles souffrant d’autres maladies chroniques. Cela indique que le traitement de la maladie principale ne suffit pas à éliminer les troubles de l’humeur.

Les chercheurs soulignent cependant qu’avoir une dépression ne signifie pas forcément que l’on développera la maladie de Parkinson ou une démence. Néanmoins, cela insiste sur l’importance d’accorder une attention particulière aux symptômes dépressifs chez les personnes âgées, surtout lorsqu’ils apparaissent soudainement et sans cause évidente. Une telle vigilance pourrait permettre de repérer plus tôt des maladies qui mettent souvent des années à être diagnostiquées.

Source : Depression preceding and following the diagnosis of Parkinson’s disease and Lewy body dementia, Psychiatry générale, février 2026

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