Une déclaration controversée sur le jeûne et le cancer
Depuis plusieurs jours, les propos de Delphine Wespiser dans l’émission TBT9 suscitent de vives réactions. L’ancienne Miss France, aujourd’hui chroniqueuse et animatrice, a évoqué le jeûne et ses prétendus bienfaits pour lutter contre des maladies graves, notamment le cancer.
Elle a expliqué que, selon elle, « à partir de trois jours, le corps comprend qu’il n’a plus de nourriture extérieure, ce qui le pousse à se nettoyer de l’intérieur en éliminant tout ce qui est « dégueu ». Elle ajoute que plus on jeûne longtemps, plus cela permettrait de « nettoyer » le corps et d’éliminer des maladies ». Ces propos ont été tenus devant Cyril Hanouna, qui semblait perplexe. Elle a aussi mentionné que dans certains pays, des personnes atteintes de maladies graves sont faites jeûner pendant plusieurs semaines.
Les réactions des professionnels de santé
Ces affirmations, jugées très limites par la communauté médicale, ont rapidement été critiquées par des spécialistes. Plusieurs rappellent qu’aucune preuve scientifique solide ne démontre qu’un jeûne, même prolongé, puisse « détruire » des cellules cancéreuses.
Certains travaux de recherche étudient l’impact du jeûne intermittent en complément des traitements, mais ces études se déroulent dans un cadre médical strict. Elles ne remplacent en aucun cas des traitements validés tels que la chimiothérapie, l’immunothérapie ou la radiothérapie.
Les oncologues mettent aussi en garde contre les risques liés au jeûne prolongé pour les patients atteints de cancer. La dénutrition peut en effet affaiblir l’organisme, compliquer les traitements et aggraver le pronostic. Plusieurs internautes ont réagi en estimant que ces propos sont « très graves » et peuvent alimenter de faux espoirs ou détourner certains malades de leur suivi médical.
Une situation personnelle qui complexifie la polémique
La controverse est d’autant plus sensible que Delphine Wespiser traverse une période difficile avec son compagnon, Roger, âgé de 60 ans. En janvier dernier, elle révélait que celui-ci combattait un cancer « attrapé comme un virus ». Elle racontait ses journées passées à l’hôpital, devenu sa « deuxième maison », et expliquait avoir investi beaucoup d’énergie pour le soutenir.
Elle confiait notamment : « J’y étais 12 heures par jour, je dormais là-bas. J’ai tellement donné d’énergie. Même quand tout le monde pensait que c’était fini, je savais que deux semaines après je l’emmènerais avec moi au Mexique. Deux semaines après, après un coma, il est venu avec moi. Il n’avait pas le choix, mais je pense que c’était un pari gagnant, car c’est là-bas qu’il a fait sa convalescence. Aujourd’hui, il va vraiment bien. »
Ce contexte personnel, marqué par la lutte contre la maladie, pourrait expliquer ses recherches de solutions alternatives. Cependant, cela ne justifie en aucun cas ses affirmations sur le jeûne comme traitement du cancer.






