Accueil Santé Crise cardiaque silencieuse : les signes discrets à ne pas négliger

Crise cardiaque silencieuse : les signes discrets à ne pas négliger

4
0

Une crise cardiaque silencieuse : des symptômes discrets souvent confondus avec la fatigue

Beaucoup d’entre nous imaginent une crise cardiaque comme une douleur intense qui traverse la poitrine et provoque une incapacité immédiate. En réalité, une crise cardiaque peut survenir sans signes spectaculaires, voire presque en silence. Elle peut laisser derrière elle de simples signaux que l’on pourrait prendre pour de la fatigue ou une gêne passagère.

Souvent, l’infarctus n’est pas reconnu à temps, car ses symptômes sont interprétés comme des problèmes digestifs ou musculaires. Selon plusieurs études, entre 20 et 45 % des infarctus ne provoqueraient pas les symptômes classiques tels qu’une pression dans la poitrine, une douleur dans le bras gauche, un essoufflement, des sueurs ou des nausées. On parle alors de crise cardiaque silencieuse.

Les risques d’un infarctus non détecté

Un infarctus survient lorsque une artère du cœur se bouche. Lorsqu’il est silencieux, la douleur reste modérée et peu perceptible. Selon le cardiologue Tim Chico, ces formes représentent environ un tiers de tous les incidents cardiaques. Elles sont souvent diagnostiquées tardivement, parfois plusieurs semaines, mois ou années après l’événement, lors d’un examen de routine ou à cause de symptômes persistants comme une douleur thoracique ou un essoufflement.

Il arrive qu’une personne consulte pour des douleurs dorsales ou un malaise, et que l’électrocardiogramme révèle qu’elle a déjà fait un infarctus sans s’en rendre compte.

Deux signes à ne pas négliger

Le premier signe à surveiller est une douleur thoracique persistante. Elle peut ne pas être très forte, mais se manifeste par une sensation de gêne, une pression ou une pesanteur dans la poitrine. Ce malaise peut revenir à l’effort ou même au repos, sur plusieurs jours. Cela peut indiquer que les artères coronaires restent rétrécies après un infarctus passé inaperçu.

Le second symptôme important est un essoufflement inexpliqué. Si cette sensation s’installe sur plusieurs semaines, il devient difficile de monter un étage, de marcher rapidement ou de faire des tâches simples. La fatigue extrême peut accompagner cet essoufflement. Lorsqu’une zone du cœur est endommagée, il pompe moins bien, le sang stagne, et les poumons se remplissent davantage de liquide, ce qui raccourcit le souffle même lors de petits efforts.

Qui est le plus exposé ?

Les formes silencieuses d’infarctus touchent plus fréquemment les personnes âgées, les femmes et les diabétiques. Chez ces individus, la douleur thoracique peut être très atténuée, rendant le diagnostic plus difficile.

En cas de douleur ou de gêne thoracique soudaine, qui dure plus de cinq minutes et s’accompagne d’essoufflement, de sueurs ou de malaise, il est urgent d’appeler le 15 ou le 112. Si ces symptômes sont moins intenses mais persistent plusieurs jours ou semaines, il faut consulter rapidement un médecin. Un électrocardiogramme pourra alors être réalisé pour détecter un éventuel infarctus.

Selon le Dr Chico, passer à côté d’un diagnostic signifie aussi rater une opportunité de traitement qui pourrait limiter les dégâts sur le cœur et réduire le risque de nouvelle crise. Même si un infarctus silencieux paraît moins grave, il multiplie par trois le risque de décès lié à une maladie cardiovasculaire.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici