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Cholestérol : la menace silencieuse qui menace votre santé

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Le cholestérol : un problème souvent méconnu

Selon une étude de Santé Publique France, un Français sur cinq est concerné par le cholestérol. Bien que notre corps ait besoin du « bon » cholestérol pour se protéger des maladies cardiovasculaires, beaucoup accumulent en excès le « mauvais » cholestérol. Ce dernier transporte les graisses dans les vaisseaux sanguins, où elles peuvent se déposer. Ce phénomène, appelé hypercholestérolémie ou « tueur silencieux », peut avoir des conséquences graves même s’il ne présente pas de symptômes apparents. Il augmente le risque d’infarctus, d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou d’insuffisance cardiaque.

Le problème est que la majorité des personnes ignorent qu’elles en souffrent, car peu présentent de signes visibles. Plus de 90 % des personnes atteintes en France ne sont pas diagnostiquées. Cette maladie invisible est également entourée de nombreux mythes, ce qui complique la compréhension du sujet.

Ce qu’il faut savoir selon un cardiologue

Le Dr Joel Sebbah, cardiologue à Paris, clarifie la situation pour la rédaction de Top Santé. Voici les points importants à connaître, vérifiés et certifiés, sur le cholestérol.

Si mon cholestérol total est normal, tout va bien

Faux. Le Dr Sebbah explique que « tout cholestérol n’est pas mauvais pour la santé ». Un taux élevé de « bon » cholestérol (HDL) est en fait protecteur. En revanche, un taux élevé de « mauvais » cholestérol (LDL) augmente le risque d’infarctus et d’AVC. Il est donc essentiel de différencier ces deux types. Même si votre cholestérol total est élevé, cela peut masquer un taux élevé de LDL, ce qui vous met en danger.

Je suis mince et jeune, je n’aurai pas de cholestérol élevé

Faux. Selon le Dr Sebbah, « on peut être mince et jeune tout en ayant un taux de cholestérol élevé ». Bien qu’il y ait souvent un lien entre le poids et le cholestérol, celui-ci est principalement dû à des facteurs génétiques, comme l’hypercholestérolémie familiale ou des antécédents familiaux de maladies cardiovasculaires précoces. Cela signifie que même les jeunes et minces peuvent être concernés.

J’ai fait contrôler mon cholestérol il y a quelques années, tout va bien

Faux. Les autorités de santé recommandent de vérifier son cholestérol vers 40 ans pour les hommes et 50 ans pour les femmes. En cas d’antécédents cardiaques ou vasculaires, il faut effectuer cet examen chaque année. Le Dr Sebbah précise que pour le LDL, il faut viser un taux inférieur à 1,50 g/l, voire moins chez les personnes à risque (moins de 0,7 voire 0,5 g/l).

Si je prends des statines, je peux manger ce que je veux

Faux. Les statines sont efficaces pour réduire le mauvais cholestérol, pouvant faire diminuer le LDL de 50 %. Cependant, il est important de continuer à adopter une alimentation saine. Le Dr Sebbah recommande le régime méditerranéen, riche en fruits, légumes, graisses végétales, huile d’olive, poissons riches en oméga-3, et d’éviter la viande en excès. Les bonnes habitudes hygiéno-diététiques restent essentielles.

Les œufs : un aliment à éviter pour le cholestérol ?

Faux. Le cholestérol contenu dans le jaune d’œuf n’est pas considéré comme un « mauvais » cholestérol. Manger des œufs régulièrement n’augmente pas le risque. Selon le spécialiste, ceux qui ont du bon cholestérol verront leur cholestérol augmenter proportionnellement si ils consomment des œufs fréquemment.

Le traitement seul ne suffit pas

Le Dr Sebbah insiste sur le fait que traiter le cholestérol avec des médicaments comme les statines est une étape importante, mais pas suffisante. Il faut aussi agir sur d’autres facteurs de risque. « Traiter le cholestérol, c’est bien, mais il faut aussi prendre en charge le diabète, l’hypertension ou la sédentarité. » Cela passe par des changements concrets au quotidien, comme arrêter de fumer ou pratiquer une activité physique régulière. Il rappelle que le traitement seul ne suffit pas à réduire totalement les risques cardiovasculaires.

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