Accueil Santé Cette simple règle à 18h30 réduit votre anxiété en un clin d’œil

Cette simple règle à 18h30 réduit votre anxiété en un clin d’œil

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Une journaliste du Guardian partage comment une règle simple, fixée à 18h30, a permis de réduire son anxiété. Elle explique que cette méthode ne consiste pas à gérer l’anxiété en permanence, mais plutôt à cesser d’y penser chaque soir.

Une consigne surprenante

Dans son témoignage, Mel Bradman raconte vivre une période difficile, avec une surcharge mentale, une rupture amoureuse et des inquiétudes pour sa mère. Son anxiété est devenue envahissante, au point que même de petites décisions la plongeaient dans la panique. Sa thérapeute lui a alors proposé une règle simple : à partir de 18h30, elle devait arrêter de s’inquiéter. Autrement dit, lui permettre de se libérer de ses inquiétudes jusqu’au lendemain. Il ne s’agissait pas de nier ses émotions, mais de les contenir dans un cadre précis.

Au début, cette idée lui paraît absurde. Comme beaucoup, elle croyait qu’il fallait affronter ses pensées sans relâche pour aller mieux. Sa thérapeute lui explique que l’anxiété agit comme un tyran qu’il faut mettre à sa place. Elle lui assure aussi que ses soucis seront toujours là le matin suivant si elle décide d’y revenir.

Pourquoi fixer cette heure précise ?

La thérapeute n’a pas choisi cette heure au hasard. Après 18h30, le cerveau entre dans une phase où la fatigue accentue la pensée négative. Ruminer le soir revient à alimenter un feu déjà allumé. En interrompant ce cycle, il est possible de permettre au cerveau et au corps de récupérer pendant la nuit.

D’ailleurs, une étude scientifique canadienne menée en 2020 montre qu’une personne a en moyenne 6 200 pensées par jour. Il est impossible de les bloquer toutes, voire de les supprimer complètement, rappelle la psychologue Linda Amine. Essayer de stopper ses pensées en permanence est une impasse.

Apprendre à lâcher prise

Ce que raconte Mel Bradman n’est pas anecdotique. Sa démarche s’appuie sur une technique connue en thérapie cognitivo-comportementale, appelée « planification de l’inquiétude » ou « worry scheduling ». Elle consiste à réserver un moment précis dans la journée pour se faire du souci, tout en apprenant à ne pas ruminer en dehors de ce créneau.

Les études montrent que ruminer sans arrêt augmente le stress et peut aggraver l’anxiété. En revanche, offrir au cerveau des plages sans inquiétudes favorise sa récupération, un peu comme après un effort physique. Cependant, il faut du temps pour que cette méthode produise ses effets. Mel Bradman a d’abord connu des débuts hésitants, avec quelques heures sans inquiétude avant de rechuter. Mais, avec la répétition, ses périodes de sérénité se sont progressivement allongées, jusqu’à couvrir la nuit entière.

Pour renforcer cette démarche, elle pratique aussi des rituels simples : écrire ses pensées en fin de journée, ralentir le rythme, limiter les stimulations ou encore faire des exercices de respiration lente. Ces conseils sont souvent recommandés par des spécialistes pour calmer le mental.

Une évolution durable

Aujourd’hui, Mel Bradman constate une sensation de moins de tension et une meilleure légèreté. Elle explique que cette méthode ne constitue pas une solution miracle, mais fait partie d’un ensemble de gestes pour lutter contre l’anxiété. La psychothérapeute insiste aussi sur l’importance de prendre soin de soi par le sommeil, une alimentation équilibrée ou encore l’activité physique.

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