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Ce test de la main qui peut prédire votre risque de démence

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Un simple test de la main pour évaluer le risque de démence

La démence englobe plusieurs maladies qui provoquent une dégradation progressive de la mémoire, du comportement et parfois des mouvements. Les médecins cherchent des signes physiques faciles à repérer. Et selon un neurologue, la manière dont vous serrez la main pourrait révéler l’âge réel de votre cerveau.

Sur TikTok, le neurologue Baibing Chen, aussi appelé Dr Bing, explique qu’un simple test manuel pourrait indiquer un vieillissement cérébral plus avancé qu’on ne le pense, avant l’apparition de pertes de mémoire importantes. Selon lui, la force de préhension, c’est-à-dire la force de la main, est un indice discret mais précieux à surveiller.

La force de préhension, un indicateur clé

Dans une vidéo, le neurologue résume : « Un des marqueurs physiques les plus simples et les plus puissants pour évaluer le vieillissement du cerveau et le risque futur de démence, c’est votre force de préhension. » Il précise cependant : « Cela ne signifie pas que votre force de main est un diagnostic de démence, ni que des mains faibles la provoquent. Mais cela donne une fenêtre sur la façon dont votre cerveau et votre corps communiquent. »

Un risque presque doublé

Baibing Chen explique ce qui se passe derrière une poignée de main : « Pour serrer la main, votre cerveau doit coordonner nerfs, muscles, sensations, timing et flux sanguin. Si cette coordination est affaiblie, cela reflète souvent une résilience cérébrale plus faible. Ces changements peuvent apparaître discrètement avec le temps. » Il ajoute que dans certains types de démence, comme la démence vasculaire ou la maladie à corps de Lewy, des troubles moteurs comme une faiblesse ou un ralentissement surviennent tôt. En revanche, dans la maladie d’Alzheimer, la mémoire est souvent affectée en premier. La force de préhension reste néanmoins un indicateur de la santé globale du cerveau dans la population.

Sur le terrain, les patients parlent souvent de symptômes plus subtils, comme « je fais tomber plus d’objets » ou « mes mains se fatiguent rapidement » ou encore « je suis plus lent dans mes gestes ». Ce sont ces petits signes, répétés, qui peuvent alerter.

Le test est simple : assis, le bras le long du corps, on serre au maximum un dynamomètre pendant quelques secondes, ou à défaut, une bouteille d’eau pleine. On compare la force entre les deux mains et on suit l’évolution au fil du temps. Une étude regroupant 15 recherches a montré qu’une force de préhension plus faible est associée à un risque presque doublé de déclin cognitif et d’une augmentation d’environ 50 % du risque de développer une démence, comparé aux personnes ayant une poigne plus forte.

Une habitude à adopter chaque année

Malgré ces résultats, le neurologue rassure : la force de préhension reste un indicateur, pas une certitude. Une main un peu moins forte ne signifie pas forcément que l’on développera Alzheimer, surtout si la mémoire et la vie quotidienne sont toujours normales.

En revanche, une baisse nette de cette force, accompagnée d’oublis inhabituels, d’une marche ralentie ou de changements de comportement, doit amener à consulter un médecin. Des exercices de musculation, la marche régulière, la gestion de la tension et du diabète sont des moyens connus pour soutenir la santé du cerveau. Le test de la main peut ainsi servir de repère simple à répéter chaque année pour suivre l’état de vieillissement.

Un indicateur de longévité

Outre la démence, la force de préhension est aussi souvent recommandée comme un indicateur de longévité. Si la force des mains diminue naturellement avec l’âge, maintenir une bonne prise est associé à un risque moindre de décès. Selon un nutritionniste américain, Ed Jones, la force de préhension reflète la condition générale du corps : « Si vous ne pouvez pas tenir un haltère représentant les trois quarts de votre poids pendant une minute, vous mourrez plus tôt que si vous êtes plus fort. »

Pour faire ce test, il faut saisir un objet très lourd, représentant environ 75 % de son poids, et le maintenir pendant une minute. Par exemple, un homme de 85 kg devrait tenir un poids de 64 kg, une femme de 72 kg, un haltère de 54 kg.

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