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Découvrez la magie de la pommade d’ortie

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En octobre, lorsque les journées raccourcissent mais que le jardin reste encore actif, l’ortie pousse discrètement. C’est à cette période que la pommade d’ortie devient particulièrement intéressante. Facile à préparer à la maison, elle permet d’apaiser les démangeaisons, nourrir les mains sèches ou soulager les jambes fatiguées. Ce remède de grand-mère, souvent oublié, est pourtant à portée de main, avec la plante sous nos yeux.

Cette pommade est élaborée à partir de grande ortie (Urtica dioica) et d’un macérat huileux. Elle s’inscrit dans la tradition des onguents gras que l’on conservait autrefois dans la pharmacie familiale. Elle vise principalement à soulager les inconforts cutanés et musculaires légers, sans se substituer à un traitement médical. Mais pourquoi est-il conseillé de la préparer en octobre, et comment éviter les erreurs qui pourraient la faire tourner ?

Pourquoi fabriquer une pommade d’ortie en octobre ?

En automne, de jeunes feuilles d’ortie apparaissent au sommet des tiges. Plus tendres et riches en actifs que les feuilles plus anciennes, elles sont à leur pic de puissance en octobre. Selon le site allemand spécialisé Mein Kräuterkeller, ce moment est idéal pour réaliser un macérat huileux de qualité. La plante peut également être cueillie de mars à novembre, afin de constituer des réserves pour l’hiver.

Pour préparer cette pommade à la maison, on infuse l’ortie fraîche dans une huile végétale, puis on mélange le tout avec de la cire d’abeille et de la lanoline pour obtenir une texture onctueuse. Ce type de préparation forme un film protecteur sur la peau, idéal pour les zones rêches comme les mains, les tibias desséchés ou les mollets lourds en fin de journée.

Recette maison : de l’ortie fraîche à la pommade prête à l’emploi

Voici une recette simple pour réaliser un petit lot de baume :

  • 250 ml d’huile d’olive ou autre huile végétale douce
  • 15 à 20 g de feuilles d’ortie fraîches, grossièrement hachées
  • 22 g de cire d’abeille
  • 30 g de lanoline ou de beurre de karité/cacao
  • Environ 14 gouttes d’huile essentielle (par exemple lavande), en respectant les précautions d’usage

Les feuilles d’ortie sont d’abord macérées dans l’huile au bain-marie, puis filtrées soigneusement à l’aide d’un linge fin. L’huile tiède est ensuite chauffée à nouveau avec la cire d’abeille et la lanoline jusqu’à ce qu’ils fondent complètement. Hors du feu, on ajoute l’huile essentielle, puis on mélange avant de verser la pâte dans des pots propres. Il est recommandé de laisser refroidir la pommade avant de fermer le pot, pour éviter la condensation et la moisissure.

Usages, conservation et précautions

Traditionnellement, ce baume d’ortie est utilisé pour calmer les démangeaisons après une piqûre d’insecte, pour soulager les mains gercées, les coudes rêches ou pour masser des muscles courbés ou un dos raide. Certaines familles l’appliquent également sur de petites poussées d’acné ou de psoriasis. Il suffit d’en appliquer une noisette, une à trois fois par jour, sur une peau propre et non lésée. La couche grasse de la cire d’abeille aide à limiter l’évaporation de l’eau, prolongeant ainsi l’hydratation apportée par la crème précédente.

Pour conserver cette pommade, il est conseillé de la garder au frais, à l’abri de la lumière, dans un pot opaque bien fermé. La durée de conservation est d’au moins six mois. Il est important d’éviter toute entrée d’eau dans le pot, car cela favoriserait la croissance de microbes. En cas de terrain allergique ou d’intolérance à l’histamine, il est prudent de faire un test préalable au pli du coude. En l’absence de réaction, l’usage doit rester ponctuel, avec prudence chez les enfants et les femmes enceintes.

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