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Le remboursement du Zoladex suspendu dès 2026 : une menace pour des milliers de patients

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Le remboursement du médicament Zoladex suspendu à partir de décembre 2026

En France, près de 60 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année. Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez les hommes, tandis que le cancer du sein reste le plus courant et meurtrier chez les femmes, avec plus de 61 000 nouveaux cas et environ 12 700 décès par an. En 2025, 8 374 patients ont utilisé les médicaments Zodalex® 10,8 mg (acétate de goséréline) ou Zoladex® 3,6 mg pour traiter leur maladie.

Cependant, selon un arrêté publié dans le Journal officiel, à compter du 15 décembre 2026, ces deux traitements injectables, fabriqués par AstraZeneca et administrés par voie sous-cutanée, ne seront plus remboursés par la Sécurité sociale. Ces médicaments sont utilisés contre certains cancers du sein hormonodépendants et des cancers de la prostate métastasés.

Actuellement, ces deux versions de Zoladex® sont entièrement remboursées. Le prix public du format 10,8 mg est de 256,66 euros, tandis que celui du 3,6 mg est de 86,03 euros.

Les raisons du déremboursement selon AstraZeneca

La décision de retirer le remboursement a été prise par le laboratoire lui-même. Selon l’agence APM News, AstraZeneca explique cette démarche par le contexte économique du marché français : « dans un marché qui ne s’adapte pas assez pour rester compétitif et attractif, le prix actuel de Zoladex ne permet plus d’assurer sa mise à disposition pérenne dans le cadre du remboursement ».

Ce changement a été annoncé plusieurs mois à l’avance pour permettre aux médecins et aux patients de réviser leurs protocoles de traitement et de se tourner vers des alternatives prises en charge par l’Assurance maladie.

Une décision jugée préoccupante par certains professionnels

A partir du 15 décembre, Zoladex® ne sera plus remboursé par l’Assurance maladie, mais restera disponible en pharmacie. Laura Cerminara, pharmacienne responsable de l’exercice professionnel à l’Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine (Uspo), dénonce cette décision : « cette décision est préoccupante sur les plans politique, scientifique et de santé publique, car elle concerne un médicament qui conserve sa pertinence dans la prise en charge de patients atteints de cancers ».

De plus, AstraZeneca a affirmé ne pas vouloir augmenter le prix du médicament. Cependant, dès le 15 décembre, les pharmacies pourront appliquer leur propre marge commerciale sur le prix du traitement.

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