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Pastilles pour la toux : un risque caché pour votre santé

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Les risques des pastilles pour la toux et le rhume sans ordonnance

Lorsqu’on commence à tomber malade, il est courant de se rendre en pharmacie pour acheter un médicament sans ordonnance, afin de soulager les premiers symptômes. Beaucoup pensent que, même s’il ne fonctionne pas, cela ne peut pas faire de mal. Cette habitude, appelée « automédication », concerne environ huit Français sur dix. Selon l’assureur Generali, le marché de ces médicaments croît chaque année de 7,1 %.

Mais cette pratique comporte des risques. L’association de consommateurs 60 Millions de Consommateurs alerte aujourd’hui sur l’efficacité et la sécurité de ces produits.

Une enquête publiée le 17 septembre indique que seulement 15 % de ces médicaments, compléments alimentaires ou dispositifs médicaux, ont une autorisation d’utilisation claire. La plupart manquent d’efficacité, ont des effets secondaires peu connus ou leur notice est peu précise sur leur mode d’emploi et leurs contre-indications.

Une efficacité souvent douteuse et des compositions préoccupantes

Pour établir ces conclusions, l’association a analysé la composition de 100 médicaments. Parmi eux, 40 sur 90 ont peu de chances d’être efficaces. Certains pourraient simplement agir par effet placebo, notamment contre le mal des transports. Ces dispositifs sont généralement sans danger, à condition de suivre strictement les indications de la notice.

En revanche, d’autres produits sont réellement efficaces mais contiennent des ingrédients potentiellement dangereux, comme des allergènes, des arômes artificiels ou des colorants. Certains présentent aussi des « précautions d’emploi complexes » souvent peu respectées par les consommateurs.

Des produits « problématiques » et des risques pour la santé

L’enquête dénonce également 35 produits qualifiés de « problématiques ». Parmi eux, les pastilles contre la toux, très populaires, qui peuvent soulager temporairement. Cependant, elles contiennent un anesthésiant pouvant provoquer des troubles de la déglutition, voire des convulsions dans les cas graves.

Certains dispositifs contre le rhume peuvent entraîner des réactions allergiques ou des troubles digestifs. L’utilisation d’huiles essentielles dans des traitements anti-acné ou pour soulager les piqûres d’insectes peut aussi provoquer des irritations ou des allergies.

Pour ce qui est des compléments alimentaires, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) met en garde contre leur utilisation, car le marché est peu régulé. Plusieurs de ces produits, notamment ceux à base de plantes comme l’achillée, la camomille ou le gingembre, n’ont pas prouvé leur efficacité dans le traitement des douleurs menstruelles.

Selon Sophie Coisin, rédactrice en chef adjointe, « notre analyse montre que tout traitement, même en vente libre, doit être utilisé avec vigilance. Même ceux à base de plantes ne sont souvent pas inoffensifs. »

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