Un rapport recommande l’interdiction totale des cabines de bronzage
Il n’y a pas de débat : les cabines de bronzage sont dangereuses pour la santé. Selon les autorités sanitaires, «le bronzage artificiel en cabine augmente le risque de cancers cutanés. Cette pratique n’évite pas la dépression saisonnière, n’aide pas à produire de la vitamine D, et ne prépare pas la peau au soleil. Les UV artificiels ne sont pas moins nocifs que les UV naturels». Le bronzage en cabine est notamment associé à un risque accru de mélanome, un type de cancer de la peau très agressif.
Le bronzage artificiel, une menace pour la santé
Malgré cela, il reste encore possible de faire une séance de bronzage en cabine en France. «La pratique du bronzage en cabine demeure autorisée, mais les pouvoirs publics ont mis en place une réglementation très stricte pour limiter les risques pour la santé des consommateurs», précisent les autorités sanitaires.
Mais ces pratiques semblent sur le point de disparaître. En 2018, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’environnement et du travail (ANSES) a rappelé le «risque avéré de cancer de la peau dû aux UV, qu’ils soient naturels ou artificiels» et a recommandé «d’arrêter l’exposition de la population aux UV artificiels à des fins esthétiques».
Un rapport récent, publié par le Committee on Medical Aspects of Radiation in the Environment (Comare) au Royaume-Uni, va dans ce sens. Les experts britanniques, qui sont indépendants, recommandent une «interdiction totale» des cabines de bronzage. Ils soulignent que, même avec une réglementation stricte, celle-ci est souvent mal appliquée, ce qui augmente le risque de cancer de la peau dans la population.
Les enjeux économiques et sociaux
Pourquoi les cabines de bronzage restent-elles autorisées en France ? La réponse est souvent économique. En 2018, selon le Syndicat national des professionnels du bronzage en cabine, 4 500 établissements proposaient des séances d’UV artificiels. Cette activité employait directement ou indirectement 11 000 personnes.
À l’époque, Régine Ferrère, présidente de la Confédération nationale de l’esthétique et de la parfumerie (CNEP), évoquait de possibles «conséquences économiques terribles» et appelait à «arrêter de taper sur le bronzage en cabine». Mais qu’en est-il de la santé publique dans ce contexte ?






