Les ronflements peuvent perturber les nuits des couples, provoquer de la fatigue et inquiéter quant à leur impact sur la santé. Souvent perçu comme un simple bruit, le ronflement résulte en réalité d’un rétrécissement des voies aériennes supérieures.
Ce phénomène s’accentue lorsque les passages de l’air se réduisent davantage. Plusieurs facteurs favorisent cette situation : l’âge, le tabac, un tour de cou important, dormir sur le dos ou consommer de l’alcool le soir. Chez certaines personnes, le ronflement est un signe d’apnée obstructive du sommeil, une pathologie touchant environ 4 % des Français. Elle se manifeste par des pauses respiratoires, une somnolence diurne, des maux de tête matinaux ou encore des réveils brusques avec sensation d’étouffement. Lorsqu’un partenaire remarque des arrêts de respiration ou que la personne se réveille en sursaut, il est conseillé de consulter un médecin pour un bilan du sommeil.
Les mécanismes du ronflement
Selon le Dr Sami, médecin britannique, le ronflement survient lorsque, au moment de l’endormissement, les muscles de la gorge se relâchent. Ce relâchement réduit la taille des voies aériennes. Lors de la respiration, l’air forcé dans cet espace étroit provoque des vibrations, que nous percevons comme le ronflement.
Conseils simples pour réduire le ronflement
Éviter l’alcool et certains médicaments
Le premier réflexe recommandé est d’alléger la soirée. Le Dr Sami conseille d’éviter l’alcool le soir, car il favorise le relâchement des muscles de la gorge. Des muscles plus détendus entraînent davantage de vibrations et donc un ronflement plus fort. Il recommande généralement d’arrêter l’alcool au moins quatre heures avant de dormir. La même précaution s’applique à certains somnifères ou anxiolytiques, à utiliser uniquement sur avis médical.
Traiter les problèmes de nez
Un nez bouché peut aggraver le ronflement en incitant à respirer par la bouche. Il est conseillé de traiter d’éventuelles allergies, d’utiliser des lavages nasaux ou des décongestionnants. Des bandelettes nasales peuvent également aider à ouvrir les voies respiratoires.
Modifier sa position de sommeil
Se coucher sur le côté peut réduire considérablement le ronflement. En position dorsal, la langue peut tomber en arrière, obstruant partiellement les voies aériennes. Dormir sur le côté évite cet encombrement et facilite la respiration.
Perdre du poids
Une légère perte de poids peut aussi faire une différence. La graisse accumulée autour du cou comprime les voies respiratoires. Réduire de 5 à 10 % son poids peut donc diminuer le ronflement.
Que faire si ces astuces ne suffisent pas ?
Si malgré ces conseils le ronflement reste important, il est recommandé de consulter un spécialiste (ORL, pneumologue, neurologue). Des examens du sommeil seront alors réalisés, soit à domicile par polygraphie ventilatoire, soit en laboratoire par polysomnographie. Ces examens enregistrent la respiration, le débit d’air, les mouvements thoraciques, le taux d’oxygène et le rythme cardiaque durant la nuit. La polysomnographie est plus complète, mesurant aussi l’activité cérébrale, les mouvements oculaires et musculaires, pour analyser les différentes phases du sommeil.
Les résultats permettent de calculer l’index d’apnées-hypopnées, qui indique le nombre de pauses respiratoires par heure de sommeil. Cet indice confirme le diagnostic et évalue la gravité de l’apnée, qu’elle soit légère, modérée ou sévère. Le médecin pourra ensuite proposer un traitement adapté, comme une pression positive continue, une orthèse d’avancée mandibulaire ou des mesures hygiéno-diététiques.






