Une étude américaine alerte sur la consommation d’alcool et le risque de cancer du côlon
Des chercheurs des National Institutes of Health (NIH) ont publié une étude récente qui établit un lien entre la consommation régulière d’alcool et un risque accru de développer un cancer colorectal. Cette étude, l’une des plus vastes jamais menées aux États-Unis, s’est basée sur le suivi de 88 000 adultes sur une période de 14 ans.
Les résultats indiquent qu’une consommation quotidienne de deux verres d’alcool peut presque doubler le risque de cette maladie grave. Selon le Dr William Li, responsable de l’étude, les personnes qui buvaient en moyenne 14 verres d’alcool par semaine avaient un risque deux fois plus élevé de développer un cancer colorectal.
L’alcool, un facteur de risque à ne pas négliger
Le cancer colorectal est l’un des cancers les plus courants, mais il reste également l’un des plus évitables. Il est possible de réduire les risques en modifiant certains comportements, notamment la consommation d’alcool. L’étude distingue clairement entre la consommation modérée et la consommation excessive d’alcool.
Le verdict est sans appel : boire deux boissons alcoolisées par jour augmente considérablement le risque. Le Dr Li précise que les personnes ayant une consommation excessive présentent un risque 91 % plus élevé de développer un cancer du côlon par rapport à celles qui boivent peu ou pas d’alcool.
Ces chiffres suggèrent que même une consommation dite modérée pourrait être plus dangereuse qu’on ne le pensait, surtout en ce qui concerne le cancer colorectal.
Vers une réduction des risques et de nouvelles recommandations
Face à ces résultats, il devient crucial de réévaluer ses habitudes de consommation d’alcool dans le cadre de la prévention du cancer colorectal. Réduire ou arrêter complètement l’alcool pourrait jouer un rôle important dans la diminution des risques.
Ces données pourraient également influencer les recommandations de santé publique à l’avenir. La prévention de ce cancer repose déjà sur une alimentation équilibrée, l’exercice physique et des dépistages réguliers. La compréhension du rôle de l’alcool vient compléter ces stratégies en offrant une nouvelle piste pour réduire la fréquence de la maladie.






