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Cigarette électronique : l’Anses tire la sonnette d’alarme sur les dangers cachés

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Les risques liés à la cigarette électronique alertent l’Anses

Perçue comme une alternative au tabac, la cigarette électronique continue de séduire de nombreux Français. Selon le Baromètre de Santé publique France de 2024, plus de 3 millions de personnes vapotent quotidiennement, soit environ 6 Français sur 100. Cependant, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) met en garde : cette pratique n’est pas sans risques pour la santé.

Alors que les effets du tabac sont largement documentés et graves, ceux du vapotage restent moins étudiés. L’Anses indique que le vapotage pourrait avoir des effets sanitaires à moyen et long terme, notamment sur le système cardiovasculaire et respiratoire.

Ces risques sont principalement liés à l’inhalation répétée de substances toxiques contenues dans les liquides, comme des aldéhydes. Ces composants sont connus pour leurs effets irritants et cancérogènes. L’agence rappelle que l’absence de combustion ne signifie pas l’absence d’exposition à des substances dangereuses.

Effets à long terme et précautions

À long terme, vapoter peut entraîner divers effets indésirables. L’Anses évoque notamment des risques pour la santé cardiovasculaire, même si le liquide ne contient pas de nicotine. Des effets respiratoires et cancérigènes sont également possibles. En cas de vapotage pendant la grossesse, des risques pour le développement du fœtus sont aussi mentionnés.

En France, le vapotage est surtout utilisé par les adultes comme étape vers l’arrêt du tabac. L’Anses reconnaît que la cigarette électronique peut aider dans un processus de sevrage, à condition d’être utilisée sur une durée limitée. Toutefois, elle alerte sur le risque d’une utilisation prolongée.

En 2023, 32 % des vapoteurs en France utilisent la cigarette électronique depuis plus de quatre ans, contre 24 % en 2022. Cette stabilité montre une fidélisation croissante, particulièrement chez les anciens fumeurs, qui continuent souvent à utiliser la vapoteuse comme alternative au tabac.

Les jeunes et le vapotage : des motivations différentes

Une étude de 2023 de l’Anses s’est concentrée sur les adolescents, âgés de 13 à 17 ans. Parmi eux, 32 % n’ont jamais fumé ou ont essayé la cigarette électronique une seule fois, une proportion beaucoup plus élevée que chez les adultes (2 %). Selon l’agence, cette singularité s’explique par une entrée dans le vapotage motivée par la curiosité, le goût ou l’effet de mode, sans passage préalable par le tabac.

Concernant les risques de cancer, l’Anses souligne qu’il n’existe pas encore suffisamment de recul pour évaluer précisément ces dangers. Les produits de vapotage étant apparus au début des années 2010, il est difficile d’étudier leurs effets sur des usages souvent complexes, notamment chez ceux qui n’ont jamais fumé auparavant. L’agence recommande la réalisation d’études approfondies sur cette population.

Recommandations et vigilances

Face à ces enjeux, l’Anses insiste sur la nécessité d’améliorer l’information des consommateurs concernant les risques liés au vapotage. Elle suggère également de réduire l’attractivité des produits de vapotage pour les non-fumeurs, tout en maintenant l’accès à ces dispositifs pour ceux qui cherchent à réduire leur consommation de tabac.

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