Alzheimer : un trouble qui dépasse la simple perte de mémoire
Selon l’Assurance Maladie, près de 710 000 personnes en France souffrent de démence. Ce terme désigne un ensemble de troubles neurologiques irrémédiables qui affectent le cerveau et qui s’aggravent avec le temps.
Si la perte de mémoire est souvent le premier symptôme visible, les experts insistent sur l’existence d’autres signes avant-coureurs. “On confond souvent pertes de mémoire et démence, mais il existe d’autres symptômes et signes importants à surveiller. Chaque personne atteinte de démence est différente. L’impact de la maladie dépend des zones du cerveau les plus touchées”, explique l’association Alzheimer Scotland.
Des risques accrus lors de la marche, comme monter ou descendre les escaliers
Au-delà du déclin des fonctions cognitives, la démence peut aussi affecter la motricité. La maladie entraîne une perte de la capacité du cerveau à traiter les informations spatiales et à évaluer les distances. Cette altération de la perception visuo-spatiale complique des gestes simples, comme monter ou descendre les escaliers.
Les personnes atteintes peuvent avoir du mal à lever leurs jambes, ce qui les rend plus vulnérables aux glissades et aux chutes. “Les glissades, les trébuchements et les chutes pourraient devenir plus fréquents. Vous pourriez commencer à remarquer qu’une personne traîne les pieds au lieu de lever les jambes lorsqu’elle marche”, indique l’association.
Comment assurer la sécurité d’une personne atteinte de démence dans les escaliers ?
Pour prévenir les accidents, il existe plusieurs mesures à prendre, surtout si la personne a des difficultés motrices ou si vous en prenez soin. “Les chutes dans les escaliers peuvent entraîner des blessures. Il est donc important de sécuriser cet espace. Si vous êtes locataire, il peut être nécessaire d’en discuter avec votre propriétaire ou votre agence immobilière pour effectuer les aménagements nécessaires”, conseille Alzheimer Scotland.
L’association recommande aussi de renforcer la force musculaire et l’équilibre. “Vous pouvez réduire votre risque de chute en pratiquant des exercices de renforcement musculaire ou d’équilibre deux fois par semaine. Il s’agit notamment d’exercices en position assise, debout ou en marchant. Votre médecin peut aussi vous orienter vers un kinésithérapeute”.
Il est également conseillé de rendre le domicile plus sûr en éliminant les dangers potentiels, comme les tapis, les moquettes mal fixées ou les objets encombrants.
Source : Alzheimer Scotland






