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Maladie du foie gras : la menace silencieuse qui progresse en France

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Qu’est-ce que la maladie du foie « gras » ?

Longtemps méconnue en France, la MASH (anciennement NASH), aussi appelée « maladie du foie gras », concerne aujourd’hui entre 500 000 et 900 000 personnes. Cette condition métabolique provoque une inflammation chronique du foie, pouvant évoluer vers la cirrhose ou même un cancer.

Une maladie en progression

Initialement plus répandue aux États-Unis, la NASH/MASH devient de plus en plus fréquente en France. Elle touche surtout les personnes en surcharge pondérale, sédentaires ou ayant une alimentation riche en sucres. La maladie peut passer inaperçue, car ses symptômes sont peu spécifiques. Elle est notamment détectée chez les hommes de plus de 50 ans, mais aussi chez les femmes après la ménopause, et chez des jeunes ayant des facteurs de risque.

Les causes et facteurs de risque

Les causes précises de la NASH ne sont pas entièrement connues. Cependant, un mode de vie sédentaire, une alimentation riche en aliments ultra-transformés et en sucres favorisent son apparition. La consommation excessive de sucres, notamment par le biais de produits industriels, de jus ou de sauces, contribue à l’accumulation de graisses dans le foie. La génétique peut également jouer un rôle, puisque 10 à 15 % des patients ne présentent pas de surcharge pondérale, mais ont une accumulation de graisses viscérales.

Comment détecter la NASH ?

Le diagnostic repose sur plusieurs examens, car il n’existe pas de symptômes spécifiques. La première étape consiste à utiliser le score FIB-4, un calcul basé sur l’âge, le taux de transaminases et le nombre de plaquettes, pour évaluer rapidement le risque de fibrose. Si ce score est suspect, des tests sanguins plus précis, comme le test ELF ou le FibroMètre, sont réalisés. Enfin, l’échographie et l’élastométrie (FibroScan®) permettent de visualiser la graisse dans le foie et d’évaluer la rigidité du tissu hépatique, ce qui indique le stade de la fibrose. La biopsie hépatique, de moins en moins courante, n’est réservée qu’aux cas complexes.

Traitements et prévention

La NASH peut être réversible si elle est détectée tôt. Une alimentation équilibrée et une activité physique régulière sont essentielles pour stopper ou ralentir l’évolution de la maladie. Des traitements médicamenteux spécifiques, comme le resmetirom ou le lanifibranor, ont récemment été autorisés ou sont en phase d’approbation. Cependant, ces médicaments complètent surtout une modification du mode de vie. La réduction de la consommation de sucres transformés, la limitation des graisses saturées et l’augmentation de l’exercice physique restent fondamentaux.

L’importance d’une prise en charge multidisciplinaire

Il est conseillé d’adopter une approche globale avec l’aide de plusieurs professionnels de santé. Outre l’hépatologue et le médecin généraliste, un diététicien, un addictologue ou un psychologue peuvent accompagner le patient. La perte de poids, même modérée (5 à 10 % du poids), permet souvent de réduire l’inflammation et la stéatose du foie.

La NASH peut-elle être guérie ?

La stéatose est considérée comme réversible. Sans médicaments, une hygiène de vie saine et une alimentation équilibrée permettent de diminuer le risque de complications. La prévention et la prise en charge précoces sont donc essentielles pour préserver la santé du foie.

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