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Glycémie après repas : un nouveau risque pour Alzheimer à découvrir

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Un lien potentiel entre la glycémie après le repas et la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est souvent associée à l’âge ou à des facteurs génétiques. Cependant, peu de personnes prennent en compte ce qui se passe dans le sang après un repas. Une nouvelle étude britannique met en lumière l’importance des pics de sucre post-repas dans le risque de développer cette maladie.

Les chercheurs savaient déjà que l’hyperglycémie, le diabète de type 2 et l’insulinorésistance sont liés à un déclin cognitif plus fréquent. Mais ils ignoraient précisément le rôle de la glycémie après les repas. Pour mieux comprendre, une équipe de l’Université de Liverpool a analysé ce moment particulier où le taux de sucre dans le sang augmente deux heures après avoir mangé. Leurs résultats ont été publiés en décembre 2025 dans la revue Diabetes, Obesity and Metabolism.

Les chercheurs ont utilisé les données de la cohorte UK Biobank, comprenant plus de 350 000 adultes. Grâce à une méthode appelée « randomisation mendélienne », qui utilise les gènes comme expériences naturelles, ils ont comparé la glycémie à jeun, l’insuline et la glycémie deux heures après le repas. Leur conclusion : les personnes ayant une tendance à avoir un taux de sucre plus élevé après les repas ont environ 69 % de risque en plus de développer la maladie d’Alzheimer.

Ce que disent d’autres études sur la glycémie et la démence

Une étude française menée en 2020 sur 2 800 seniors a également montré un lien. Sur douze ans, elle a révélé que chez ceux porteurs du gène APOE4, chaque collation sucrée supplémentaire au goûter doublait ou triplait leur risque de développer Alzheimer. Chez les autres participants, aucun signal clair n’a été observé. Ces pics répétés de sucre pourraient fragiliser progressivement les vaisseaux sanguins et les neurones.

Comment limiter les pics de glycémie après les repas ?

Chez une personne non diabétique, une hyperglycémie postprandiale se définit généralement par un taux supérieur à 1,40 g/L (140 mg/dL ou 7,8 mmol/L) deux heures après un repas. Pour les diabétiques bien équilibrés, les seuils peuvent atteindre entre 1,60 et 1,80 g/L (160 à 180 mg/dL ou 8,9 à 10 mmol/L). Il est conseillé de discuter de ces repères avec un professionnel de santé.

Pour réduire ces pics, voici quelques conseils simples :

  • Privilégier les pains et féculents complets ;
  • Remplir la moitié de l’assiette avec des légumes ;
  • Limiter la consommation de boissons sucrées et de desserts très sucrés ;
  • Prendre une courte marche d’environ dix minutes après le repas.

Les scientifiques soulignent qu’il est nécessaire de confirmer ces résultats dans d’autres populations. Le Dr Vicky Garfield, auteure principale de l’étude, précise que reproduire ces résultats ailleurs permettra de mieux comprendre la biologie sous-jacente. Si la relation est confirmée, cela pourrait ouvrir de nouvelles pistes pour prévenir la démence, notamment chez les personnes diabétiques.

En attendant, maintenir une glycémie raisonnable après les repas reste un bon réflexe pour protéger la santé du cœur comme celle du cerveau.

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