Une augmentation des crises cardiaques pendant les fêtes
Les fêtes de fin d’année sont souvent synonymes de festins, d’alcool et de nuits courtes. Ce mode de vie peut mettre à rude épreuve le corps. Chez certaines personnes, cela peut entraîner ce qu’on appelle le « syndrome du cœur des vacances ». Il s’agit d’une perturbation du rythme cardiaque, généralement causée par une consommation excessive d’alcool sur une courte période. Ce phénomène est particulièrement fréquent pendant Noël et le Nouvel An.
Selon un chirurgien cardiologue basé en Caroline du Sud, il y a chaque année une hausse notable des crises cardiaques à cette période. Il précise que la veille de Noël est souvent le jour où le risque est le plus élevé. Une étude publiée dans le British Medical Journal confirme cette tendance, en montrant que le risque d’infarctus augmente de 15 % durant les vacances de Noël.
Conseils pour réduire les risques pendant les fêtes
Ne pas manger en excès
Au repas de réveillon, il est courant de vouloir profiter de toutes les saveurs. Apéritifs, plats et desserts se succèdent. Cependant, le chirurgien Jeremy London rappelle l’importance d’éviter les repas trop copieux, notamment ceux riches en sel. La surconsommation de sel durcit les artères et peut entraîner une hypertension, facteur de risque pour les AVC.
Il conseille notamment de limiter la consommation de poissons fumés, très salés. L’idéal serait de se limiter à environ 100 grammes d’entrée, soit deux petites tranches. Il est aussi important de bien s’hydrater pour alléger le travail du cœur et éviter une montée de tension pendant le repas.
Modérer sa consommation d’alcool
Outre l’alimentation, la consommation d’alcool doit rester raisonnable. Le Dr Jeremy London insiste sur le fait que la modération est essentielle. L’excès d’alcool peut provoquer des rythmes cardiaques anormaux, comme la fibrillation auriculaire. Si elle n’est pas traitée, cette dernière augmente le risque d’AVC et peut conduire à une insuffisance cardiaque à long terme.
Rester actif pendant les fêtes
Le Dr Glenn Hirsch, spécialiste en cardiologie, recommande de continuer à faire de l’exercice durant cette période. Même une marche quotidienne de 5 000 à 10 000 pas peut aider à réduire les risques cardiaques. Cela permet aussi de brûler une partie des calories consommées lors des fêtes.
Le médecin Jeremy London ajoute que le mouvement est un véritable « médicament ». Une activité physique régulière est essentielle pour le bon fonctionnement du cœur, qui doit recevoir et évacuer le sang efficacement. En restant actif, on limite aussi les risques liés à une crise cardiaque.
S’habiller chaudement
Le froid de l’hiver n’est pas à prendre à la légère. Il peut provoquer une vasoconstriction, c’est-à-dire un rétrécissement des vaisseaux sanguins. Cela augmente le risque de rupture de plaque et donc de crise cardiaque. Il est conseillé de bien se couvrir lorsque l’on sort, pour limiter ces effets nocifs du froid.
Éviter le stress
Les fêtes peuvent aussi être une source importante de stress : stress émotionnel, financier ou lié au rythme effréné. Or, le stress aigu peut augmenter la demande en sang du cœur tout en réduisant l’apport, ce qui favorise la formation de caillots et peut déclencher une crise cardiaque.
Précautions pour les personnes fragilisées
Si vous avez déjà des facteurs de risque cardiovasculaires, comme l’hypertension, l’obésité, le diabète ou l’insuffisance rénale, il est encore plus important de respecter ces conseils. La prise régulière de médicaments doit être scrupuleusement suivie. N’hésitez pas à programmer des rappels pour ne pas oublier.
Pour ceux qui présentent déjà des symptômes de maladies chroniques, il ne faut pas attendre pour consulter. Ignorer les signes peut aggraver la situation. En cas de malaise, il faut agir rapidement.






