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3 habitudes pour réduire de 40 % le risque d’Alzheimer

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Ces 3 habitudes peuvent réduire le risque de maladie d’Alzheimer de près de 40 %, selon une étude

Une nouvelle étude américaine montre que certaines activités peuvent contribuer à préserver la santé du cerveau. En particulier, s’engager régulièrement dans des activités intellectuellement stimulantes tout au long de la vie pourrait réduire le risque de développer la maladie d’Alzheimer.

Publié dans la revue Neurology, ce travail a suivi près de 2 000 personnes âgées en moyenne de 80 ans. Pendant environ huit ans, les chercheurs ont évalué leur niveau d’enrichissement cognitif à différents moments de leur vie, notamment avant 18 ans, à l’âge mûr, et en fin de vie. Parmi eux, 551 ont développé la maladie d’Alzheimer, et 719 un trouble cognitif léger.

Les résultats indiquent que les participants ayant été le plus stimulés intellectuellement tout au long de leur vie avaient un risque réduit de développer la maladie. En comparant les 10 % de personnes les plus « enrichies » à celles les moins exposées, les chercheurs ont constaté que 21 % des premiers ont été atteints de la maladie, contre 34 % des autres. Après ajustement, cela correspond à une réduction de 38 % du risque d’Alzheimer et de 36 % pour les troubles cognitifs légers.

Une apparition plus tardive des troubles

L’étude révèle aussi que les personnes très stimulées ont développé la maladie d’Alzheimer en moyenne à 94 ans, contre 88 ans pour celles qui ont bénéficié de peu de stimulations. Cela représente un décalage de plus de cinq ans. Pour les troubles cognitifs légers, l’écart est encore plus marqué, avec une apparition sept ans plus tard : 85 ans contre 78 ans.

Chez les participants décédés ayant subi une autopsie, les chercheurs ont observé une meilleure mémoire et un déclin cognitif plus lent chez ceux qui avaient été le plus enrichis intellectuellement, même en tenant compte des lésions cérébrales classiques de la maladie.

Une association, pas une preuve définitive

Selon Andrea Zammit, chercheuse au Rush University Medical Center de Chicago, ces résultats suggèrent que l’exposition continue à des activités intellectuelles joue un rôle important dans la santé cognitive à un âge avancé. Elle précise que ces activités peuvent avoir un impact positif, mais qu’il ne s’agit pas d’une preuve directe que leur pratique réduit le risque de démence.

Les chercheurs soulignent aussi que l’étude repose sur des souvenirs des participants concernant leur enfance et leur milieu de vie, ce qui peut introduire des imprécisions. Néanmoins, ces résultats encouragent à maintenir une activité mentale régulière tout au long de la vie.

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